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Le PACS : attention danger pour la succession !

Le PACS offre une protection fiscale mais pas juridique. Découvrez pourquoi un testament est indispensable pour protéger votre partenaire.

Gravure ancienne d'un arbre généalogique aux branches entrelacées
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Le Pacte Civil de Solidarité (PACS) est devenu un mode d'union extrêmement prisé pour sa souplesse et ses avantages fiscaux identiques à ceux du mariage. Pourtant, il cache une lacune juridique majeure qui peut transformer un drame personnel en désastre patrimonial : contrairement à l'époux, le partenaire de PACS n'est pas un héritier légal.

Sans une organisation rigoureuse, au décès de l'un, le survivant peut se retrouver expulsé du logement familial par les héritiers du défunt (enfants, parents ou frères et sœurs), alors même qu'il pensait être protégé.


1. L'illusion de protection du PACS

A. Zéro droit à l'héritage par défaut

C'est le point le plus critique : la loi ne prévoit aucun droit de succession automatique pour le partenaire de PACS. Si vous ne rédigez pas de testament, votre partenaire est considéré comme un tiers total vis-à-vis de votre patrimoine. Vos biens iront directement à vos héritiers de sang.

B. Le droit temporaire au logement

Le partenaire survivant dispose d'un droit de jouissance gratuite du logement principal et de son mobilier pendant seulement un an après le décès (si le défunt en était propriétaire ou co-propriétaire). Passé ce délai, sans disposition particulière, il doit quitter les lieux.


2. Le testament : l'outil de survie patrimoniale

A. Transmettre sans impôts

L'avantage majeur du PACS est fiscal : le partenaire est totalement exonéré de droits de succession sur les biens qu'il reçoit par testament. Vous pouvez donc lui léguer la quotité disponible de votre patrimoine (la part qui ne revient pas obligatoirement à vos enfants) sans que l'État ne prélève un centime.

B. Exemple chiffré : le sort de la résidence principale

Prenons l'exemple de Pierre et Sophie, pacsés, sans enfants. Ils possèdent une maison de 400 000 € en indivision (50/50). Pierre décède subitement.

  • Sans testament : La part de Pierre (200 000 €) revient à ses parents (100 000 € chacun). Sophie reste propriétaire de sa moitié mais doit cohabiter en indivision avec ses beaux-parents. Si ces derniers veulent vendre, Sophie devra racheter leurs parts ou quitter la maison.
  • Avec testament : Pierre a légué sa part à Sophie. Sophie devient propriétaire à 100 % de la maison et ne paie aucun droit de succession. Elle est sécurisée.

Le conseil expert : Ne vous contentez pas d'un testament olographe (écrit seul). Faites-le valider par un expert pour vous assurer qu'il ne lèse pas la réserve héréditaire de vos enfants, ce qui le rendrait contestable. L'audit patrimonial permet de simuler le partage pour vérifier que vos volontés sont applicables.


3. Les limites du PACS face au mariage

A. Pas de pension de réversion

C'est une différence fondamentale : le partenaire de PACS ne peut jamais prétendre à la pension de réversion de la retraite du défunt, contrairement au conjoint marié. C'est une perte de revenus qui peut être massive pour le survivant.

B. L'impossibilité de la donation au dernier vivant

La "donation entre époux" est réservée au mariage. Pour obtenir un résultat similaire en PACS, il faut passer par des montages plus complexes comme l'achat en tontine ou le démembrement de propriété, des stratégies qui nécessitent un accompagnement spécialisé.

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4. Conclusion : agissez avant qu'il ne soit trop tard

Le PACS est un excellent outil fiscal, mais un moteur juridique incomplet. Si vous êtes pacsé, la question n'est pas de savoir si vous devez faire un testament, mais quand vous allez le faire. La protection de celui ou celle qui partage votre vie dépend exclusivement des actes que vous posez aujourd'hui.


Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Chaque situation patrimoniale étant unique, nous vous recommandons de consulter un Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) agréé avant toute décision.

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